Story de Annie Thamar Garcon

Story de Annie Thamar Garcon

Ce que nous faisons pour nous-mêmes meurt avec nous mais ce qui est fait pour les autres et le monde reste et demeure immortel. Un véritable engagement est la clé pour établir une relation de confiance avec les autres; cela peut aussi être un facteur déterminant pour développer la confiance en soi vers la réalisation et la matérialisation d'objectifs importants. Malgré de nombreux efforts, la République d’Haïti regorge fort malheureusement d’inégalités sociales de tout genre. L’une d’elles est notamment l’écart entre la scolarisation des garçons et des filles. Selon le Rapport d’étude IHSI pour la période 2008-2012, seuls 45% des garçons contre 37% des filles sont allés à l’école.

Ma plus grande motivation vient du choix de mes parents qui m'ont permis de faire partie de ces 37% à évoqués ci-haut. J'ai grandi dans une famille de rudes travailleurs, nous n’étions pas aisés mais nous avions le strict minimum pour vivre et subvenir aux besoins principaux dans la mesure du possible. Le partage de taches, de connaissance entre frères et sœurs ; la phrase qui m’a marqué et qui marquera toute ma vie est sans doute inspirée de l’éducation et de leur investissement en nous pendant de longues années «Un investissement dans la connaissance paie le meilleur intérêt ». Ces faits ont eu un impact considérable sur ma vie et renforcent mon ambition de poursuivre ma carrière, d’entreprendre et de servir ma communauté.

PA 17 ans, je devais embrasser une autre étape de ma formation scolaire, le cœur léger, bien décidée à empoigner la vie, les bagages minces. Je me voyais déjà en haut de l’affiche. La première exclusion que j’ai sentie en tant que Femme est sur la cour de la Faculté des Sciences durant l’inscription ; Un étudiant peut être, responsable de recevoir les documents : « Demwazel ou sur kotew vini ou pa pedi ? Paske Fakilte sa se pou grenn sonnen wi. Fanm two wowot la pa King Secretaria. »

Le jour suivant, c’était à la faculté de droit avec deux autres amies : « Ane an la gen bel ti grenn inosan, nou pral byen pase ».

Je me suis sentie diminuer à la plus simple expression de moi-même durant cette semaine, les attaques devenaient plus choquantes jour après jour. Mais surtout, parce que mon potentiel, mon intelligence avait pris un coup pour la simple raison que j’étais femme et prétendre à des carrières dites réservées pour homme. I used to be afraid, particularly about what people think, or when they said what you thought you are… I lost my confidence, je me suis dirigée vers le droit, pas que c’est une carrière moins intéressante mais l’espace était moins hostile. J’ai passé des années, à construire mon identité, à comprendre que je pouvais batailler dure et traverser malgré les embûches, péripéties, le même sentier que seuls les hommes avaient le monopole de franchir. It’s a terrible feeling, and these experiences permit me to understand that if something is going to move forward in my life, I am responsible to make that happens regardless of gender issues. j’admire terriblement cette phrase. Peut-être mon chemin aurait été différent.

Mon engagement s’inscrit dans le cadre d’armes de constructions massives, pour que nos filles puissent être soutenues dans leur motivation; d’étendre leurs limites parce qu’elles sont femmes, dans la poursuite de leurs rêves: la mobilité est un parcours du combattant. Qu’elle puisse developer leur potentiel, chercher leur identité and Go for the greatness within them.